Mois: mai 2018

La Traviata mise en scène par de fervents ambassadeurs de l’opéra italien !

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Bonjour Gianni Santucci, vous vivez à Arezzo, en Toscane et vous travaillez à l’Opéra Royal de Wallonie-Liège en Belgique, pourquoi ce choix ?

Disons que le travail qui m’est proposé est mon guide, il est difficile dans mon métier de rester chez moi ou dans un point fixe et je travaille donc partout ! Et à la traditionnelle question de savoir où je vis, je réponds invariablement « dans ma valise ! » Je suis donc souvent à Liège mais pas seulement puisque dans nombreux endroits du monde en fait.

 Vous venez donc à Avignon pour les représentations prochaines de La Traviata de Giuseppe Verdi, une production de l’Opéra Royal de Wallonie à Liège en Belgique.

 Oui, il s’agit d’une production faite plusieurs fois dans le Théâtre Royal depuis 2015, puis dans un chapiteau pendant la période de restauration du théâtre pour enfin revenir dans les lieux restaurés. Depuis l’an passé, nous menons cet opéra en coproduction avec l’Opéra Grand Avignon, d’où ma présence parmi vous en ce moment pour en reprendre la mise en scène !

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La Traviata, une force qui va…

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Œuvre parmi les plus grandes de ce monde, La Traviata ne saurait lasser un public aussi bien initié que novice. Le sujet, plus que scandaleux en 1853, franchit avec force et brio les portes du succès que le temps consolidera sans faille. Non seulement l’amour en est la force vive mais encore sa dimension tragique en donne assurément toute l’intensité attendue dans un opéra. Femme légère et profonde tout à la fois, la Traviata semble l’absolu même qui conduit jusqu’au dernier souffle le cœur de l’amante sacrifiée sur l’autel de la morale bourgeoise. 

La traviata ou la femme perdue ou encore dévoyée, donne au paysage lyrique un sujet nouveau et parfaitement scandaleux en cette année 1853. Que Giuseppe Verdi se soit inspiré de La Dame aux Camélias ou plus directement de sa liaison avec la cantatrice Giuseppina, peu importe, l’oeuvre devient, dès sa deuxième année, une de ces oeuvres majeures et reconnue dans le monde entier.

 La traviata c’est Violetta, étourdie de fêtes et de galants, c’est la jeune courtisane qui évolue dans la légèreté des jours qu’elle partage entre son protecteur et amant, le baron Douphol, et le poids de la phtisie qui la ronge. Au coeur volage, les liens de l’amour sincère pourtant, sous les traits du jeune Alfredo Germont ; « aimer et être aimée »… Après trois mois d’un bonheur sans mélange loin de l’agitation parisienne et pendant lesquels Violetta dilapide ses biens pour celui de son ménage c’est l’heure des comptes; Alfredo parti sauver la fortune de son aimée, intervient le père du jeune homme; Violetta doit renoncer à l’amour au nom d’une morale bourgeoise implacable…C’est au bras du baron qu’elle apparaît au bal, et c’est par le geste désespéré d’Alfredo qu’elle subit l’affront public que tous réprouvent jusqu’au père du jeune homme coupable. Un dernier acte qui révèle en sept scènes la lente agonie de Violetta, les aveux d’un père repenti et les ultimes retrouvailles de deux amants que rien ne peut séparer, rien, outre la mort qui saisit alors la jeune femme des bras mêmes d’Alfredo.

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