Mireille Larroche, femme engagée, femme artistiquement sincère, femme de la Cité au sens le plus noble du terme…

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Mireille Larroche, l’éventail de votre formation première est assez large ; des études de philosophie de lettres et de théâtre en en explorant, pour ces dernières, bien des aspects. Est-ce cette diversité initiale qui vous a poussée vers le genre opératique qui convoque lui-même plusieurs formes artistiques ?

 Cette venue dans l’opéra est guidée quasiment par le hasard au départ, j’ajouterai à votre juste vision des choses, un engagement politique au vrai sens du terme comme l’étaient également mes parents sans appartenir cependant à un quelconque parti politique (la politique commeune vision de la cité d’après la conception aristotélicienne et non celle d’un programme électoral). Donc mon désir de faire du théâtre s’est complètement lié à cet engagement, avec la question de savoir quoi faire dans la cité, dans la société, comment m’y engager véritablement avec cette idée qu’il fallait également dépasser la ville de Paris que j’aime et dans laquelle je vis. Ainsi, monter une compagnie et faire des tournées est devenu une évidence, avoir son outil de travail et qu’il soit de même itinérant, voilà ce qui a amené à la création de la péniche théâtre de 1975 à 1982 avec de nombreuses musiques puisqu’il y avait Jean-Paul Faré. Ensuite, nous avons eu envie de monter des œuvres d’auteurs contemporains, on nous a donc guidés vers le théâtre musical à Avignon où nous sommes venus dans le cadre du Festival IN et où nous avons rencontré tous les grands compositeurs du théâtre musical qui étaient intéressés également par la dramaturgie. Je suis ainsi venue à l’opéra dans la perspective de monter un ouvrage contemporain qui passait par le théâtre et la musique, de là, ce sont des opéras-comiques, de la musique ancienne, enfin tout ce qui lie à la fois le théâtre et la musique, tous ces répertoires de musique où le théâtre et la musique sont liés bien plus que dans le grand opéra du XIXème siècle dans lequel il y a une sorte de séparation due à la technique bien que j’y sois venue pendant que nous étions en résidence, par exemple à l’Opéra-Comique de Paris pendant neuf ans et quelque sept années à l’Opéra de Toulon entre autre. Sans compter les mises en scène qui m’étaient commandées et pour lesquelles j’arrivais avec mon équipe artistique et qui n’étaient pas vraiment une coproduction de la Péniche-Opéra. Dans ces grandes maisons, si l’on ne choisit pas ses interprètes, on peut retenir son équipe artistique ; scénographe, costumier, éclairagiste, chorégraphe… La vocation de la Péniche n’était pas de faire du grand répertoire ou alors il s’agissait d’œuvres atypiques ; L’Oie du Caire de Mozart par exemple qui est un opéra-bouffe peu connu, voire inconnu ou bien Ubu, opéra et bien d’autres.

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 On ne peut contourner la Péniche-Opéra dont vous prenez la direction en 1982 jusqu’en 2015, (vous aviez déjà créé la Péniche-Théâtre depuis 1975) qui va évoluer jusqu’à devenir une Compagnie Nationale de théâtre lyrique et Musical et d’autres partenariats ou tournées, il serait difficile de tous les nommer ici. Sans compter qu’il s’agit là d’un formidable lieu de rencontres et d’activités artistiques (spectacles mais aussi lieu de résidence, ateliers, exposition, conférence…) J’imagine que vous gardez un lien très fort avec les nouveaux directeurs de la compagnie ?

 Je dois avouer que je suis très heureuse et fière en même temps de suivre l’évolution de la Péniche-Opéra qui s’appelle maintenant La POP car il faut nécessairement évoluer, le projet continue donc avec dynamisme et avec une esthétique différente qui s’intéresse aux questions actuelles, avec des problématiques propres à la nouvelle direction représentée par Olivier Michel et Geoffroy Jourdain. Je vais bien sûr voir les spectacles qu’ils proposent mais véritablement en spectatrice sans accompagnement aucun car je reste convaincue qu’une réelle rupture permet un vrai rebondissement, du moins qu’une césure favorise une réussite ultérieure. Ils sont donc tout à fait indépendants. Pour l’autre Péniche, celle de théâtre, elle a été reprise par un collectif qui reste un peu dans la continuité de ce que je faisais, c’est-à-dire qu’ils ont de nombreuses tournées pour aller à la rencontre d’un public pluriel et qui, spontanément, n’iraient sans doute pas au théâtre. Mais encore une fois, je n’influe en rien leurs activités depuis une transmission complète je dirais. Il y a là, à mon sens, quelque chose d’extrêmement gratifiant et d’enrichissant que de passer le flambeau et de laisser l’histoire, la double histoire ici, se poursuivre.

 Vous avez également convoqué la caméra pour réaliser des films documentaires et musicaux par exemple : Paroles et regards des gens sur l’eau, Je chante du soir au matin, qu’aviez-vous besoin alors d’exprimer qui ne pouvait peut-être pas l’être à travers une mise en scène ?

 Le travail qui me semble intéressant ici, c’est de voir dans quelle mesure le lyrique, cette façon de raconter des histoires en chantant peut résister à l’image et peut être filmé. Une manière de transmettre, avec humour mais ça rejoint le sujet des Saltimbanquescar je ne peux éviter de me poser la question de savoir si, aujourd’hui encore, ça a du sens de faire du spectacle vivant comme on l’a fait pendant toutes ces années et si l’outil de l’audiovisuel, quel qu’en soit le support ; cinéma, réseaux sociaux…n’est pas un outil incontournable finalement. Je veux savoir si on peut investir cet outil de l’image en essayant d’y apporter des éléments précieux du spectacle vivant dont on perd nécessairement quelque chose mais dont on gagne des réalités autres peut-être. On est éloigné de la captation et plutôt dans la tentative, dans l’expérience en fait.

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 Aujourd’hui, « hors de la Péniche », de cette compagnie que vous avez créée donc, avez-vous le sentiment de prendre le temps d’explorer d’autres univers ?

 Lorsque j’ai commencé à dix-huit ans ce qui allait être un engagement total, je me suis dit d’emblée que j’arrêterais à soixante ans. Je renonçais à cette époque à un certain nombre de choses dont la philosophie, l’écriture et tout ce qui est lié aux arts plastiques, disciplines qu’il était alors impossible de mener conjointement à la direction d’une compagnie et aux diverses mises en scène qui se présentaient, donc j’ai arrêté à soixante-deux ans. Je pense qu’il s’agissait pour moi de vivre différemment, d’avoir une autre posture dans la vie qui n’était plus celle de l’action mais plutôt celle de la transmission. Ainsi l’enseignement a pris plus de place, l’écriture, la réalisation, tout ce qui permet ce petit pas de côté, la contrainte en moins au fond. Et tout cela devient autre car on se libère du temps et c’est bon !

 L’envie de transmettre ne semble jamais vous avoir quittée puisque depuis longtemps à présent vous enseignez l’art lyrique, aujourd’hui à l’Ecole Normale de Musique de Paris ? Et n’êtes-vous pas tentée par l’écriture d’un, voire de plusieurs ouvrages pour transmettre de manière permanente ce que vous voulez faire passer ?

 Oui, là aussi, ce sur quoi j’interviens, à savoir l’interprétation et la mise en scène, c’est-à-dire l’interprétation scénique, il n’y a pas eu vraiment de théories sur lesquelles s’appuyer, d’ouvrages qui enseignent cette partie puisque jusqu’à présent il s’agissait plutôt d’une transmission de professeur à élève, d’une transmission de savoir-faire, d’habitudes en quelque sorte. Dans le domaine du théâtre et de la danse, on a en revanche des maîtres qui ont écrit, qui ont consigné des exercices etc. donc pour les chanteurs tout reste à faire et est en train de se faire !  Ce que je n’avais pas le temps de réaliser auparavant, je peux à présent l’élaborer par l’écriture et livrer bientôt des ouvrages théoriques pour les chanteurs, ce sont des travaux que je mène avec Sébastien Joly qui est un chef de chant exceptionnel et avec qui on travaille vraiment sur le sujet.

Par ailleurs, je pense aussi à une écriture très romancée, influencée naturellement par ce que j’ai vécu mais qui n’en demeure pas moins au service d’un roman. Concernant l’histoire des Péniches (Théâtre et Opéra), j’en suis en quelque sorte libérée puisque lorsque j’ai arrêté en 2015, j’ai eu la chance extraordinaire d’être sollicitée par l’IReMus de la Sorbonne, un organisme sous les tutelles du CNRS, de la Bibliothèque nationale et du Ministère de la culture et de la communication, qui réunit soixante chercheurs musicologues, lesquels ont décidé de prendre mes archives artistiques et de consacrer quatre ans d’étude sur la Péniche. D’un seul coup, j’ai vu là le moyen de pouvoir faire autre chose tout en voyant ces chercheurs travailler sur l’élaboration de deux livres qui rendront compte de l’histoire de la Péniche dont les archives sont prises en charge par la Bibliothèque nationale pour être triées, inventoriées, ce que je n’aurais pas pu faire. Donc, pour en revenir à mon écriture romancée, je m’intéresse au fond à cette mémoire comme un sculpteur prend sa matière pour faire son œuvre mais sans le souci d’un réalisme et d’une fidélité absolue au sujet observé.

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 Ce n’est pas la première fois que vous montez un spectacle sur Avignon, au moins le septième je crois pour l’Opéra Grand Avignon, un lieu et un public que vous connaissez bien et que vous aimez retrouver ? Je pense au Festival également.

 Je crois que ce sont deux publics différents que ceux de l’Opéra et du Festival à Avignon. Je suis venue quatre fois avec la Péniche-Opéra dans le Festival IN avec lequel j’avais vécu cette aventure extraordinaire du théâtre musical des années auparavant, je n’ai donc pas, depuis une quinzaine d’années, de lien particulier avec le Festival. Quant à l’Opéra d’Avignon, c’est un public que j’apprécie particulièrement et je dois beaucoup à Monsieur Duffaut de s’être intéressé à la Péniche, d’y être venu et de m’avoir fait confiance bien que je sois une femme, ce qui n’était pas courant chez la plupart des directeurs d’Opéras. J’ai donc eu la chance de venir assez tôt dans cet Opéra qui a figuré parmi mes premières mises en scène dans ces grandes maisons. J’y ai été accompagnée par les gens de l’Opéra qui m’ont guidée gentiment et qui ont été vraiment à l’écoute d’exigences auxquelles ils n’étaient pas forcément habitués car au fond, venant d’une compagnie et dirigeant moi-même celle-ci, les codes étaient différents dans ce grand théâtre. J’en ai aimé d’emblée le chœur, les danseurs, l’ensemble et j’aime ce public avec qui j’ai eu un premier contact avec l’opérette, l’opéra-comique et qui, pour finir, est venu voir Wozzeckqu’il a suivi avec confiance malgré une mise en scène qui pouvait être surprenante outre le fait qu’il s’agisse ici d’un répertoire auquel il n’est pas habitué.

 Que diriez-vous de la fonction de metteur en scène à de jeunes gens tentés par l’aventure et qui vous demanderaient des conseils ?

 Je crois que c’est encore un métier très difficile à définir, d’abord parce qu’il est apparu tardivement ; jusqu’au début du XXème siècle cette fonction était assurée par le régisseur, donc ce métier existe dès l’instant où l’on a une image très claire de ce que l’on veut en faire. On ne peut se mettre sur la place en tant que metteur en scène et attendre ! Par ailleurs, le métier de metteur en scène diffère selon la personnalité de chacun qui doit se définir selon ce qu’il a à dire dans la « Cité ». Le metteur en scène est un travail d’interprète et non d’auteur, la fonction est donc éphémère puisqu’elle répond à une époque et devient obsolète assez rapidement, d’autant plus vite qu’elle a correspondu de la façon la plus juste qui soit à un moment donné. Enfin, selon les tempéraments, la mise en scène sera davantage tournée vers la dramaturgie, la scénographie, la musique ou vers les interprètes donc la palette du metteur en scène est trop large pour l’enfermer dans une définition unique. Cependant il existe des écoles où l’on forme des metteurs en scène, plutôt de théâtre à dire vrai. Il est celui qui prend, en quelque sorte, le public par la main et qui va l’accompagner le temps de la représentation, d’abord dans l’essentielle compréhension de l’ouvrage et ensuite dans ce qu’à travers cet ouvrage, il a le désir de lui dire maintenant et dans la société dans laquelle on vit avec ses problématiques. Le metteur en scène est un pédagogue au fond qui interroge plus que de donner des réponses, ainsi on rejoint une démarche philosophique au sens politique du terme. Le théâtre est comme de la philosophie dans la Cité, c’est un lieu de débats comme pouvait l’être le Forum, c’est ainsi, à mon sens, que le metteur en scène doit s’engager dans sa dramaturgie.

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 Aujourd’hui, il s’agit de monter Les Saltimbanques de Louis Ganne, une première mise en scène de cette opérette en particulier et d’une œuvre de Louis Ganne en général ?

 Oui, tout à fait. J’ai cependant demandé de réécrire le livret et j’ai trouvé la possibilité d’avoir un discours qui correspond à cette position qui est la mienne en ce moment ; un peu en retrait, comme à l’extérieur, tout en questionnant cet univers du spectacle vivant en voyant ce qu’il était devenu dans notre société actuelle.

 Vos notes d’intention évoquent une transposition contemporaine des Saltimbanques,vous mettez l’accent sur le « malaise » des saltimbanques qui renverrait à celui de notre société, serait-elle en train de perdre de vue ses poètes selon vous ?

 Il est difficile de faire des amalgames même si l’on peut avoir le sentiment que les choses aient changé, ici je parle d’une chose très précise qui est l’univers des saltimbanques, ce mot même dont j’ai l’impression qu’il revient alors qu’il était tombé en désuétude devant les termes de comédiens, d’acteurs. Et voilà que le saltimbanque réapparaît, associé à l’idée de « fainéant, d’intermittent du spectacle, de profiteur », autant d’appellatifs qui traduisent le regard de ceux qui perçoivent le comédien comme un cossard. Donc, on est loin du baladin qui met des étoiles dans les yeux. Je suis repartie de ce statut qui aujourd’hui fait du comédien un intermittent qui n’est plus rien lorsqu’il ne joue pas, contrairement à quelques décennies plus tôt où il connotait une certaine poésie.

De fait, j’installe mes saltimbanques en périphérie de la cité dans laquelle on ne les veut plus, ils viennent annoncer le spectacle du soir et parviennent tant bien que mal à mobiliser un public et à installer un univers de poésie. Toutefois, les exigences d’un directeur exploiteur les poussent à quitter le cirque. Au deuxième acte, on les retrouve à faire de la publicité à Carrefour, dans des costumes de pingouin ou autre et tentant d’obtenir des cachets d’intermittents, ce qui les amène finalement dans un village de Normandie où l’on tourne une série de télévision sur le débarquement, ils vont pouvoir faire de la figuration. Le comte de l’Etiquette devient le producteur de la série, sorte de Patrick Sébastien. Au troisième acte, on est chez le producteur de l’Etiquette où les comédiens sont engagés pour servir des cocktails ! La petite Suzon transformée en une sorte de poupée Barbie chante pour les productions de l’Etiquette quand elle décide de réagir ! Une fin autre à la « Larroche » en quelque sorte ! La musique est là bien entendu, avec des rythmes réécrits qui permettent quelques clins d’oeil comme on pouvait inclure des airs connus dans l’ouvrage à l’époque de Ganne.

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Ici, Mireille Larroche, vous n’interprétez plus, vous devenez auteure !

 En effet mais je touche au livret et dès l’instant que je le réécris, je dépasse la simple interprétation. C’est un peu différent de ce que je fais d’habitude mais c’est une façon de saisir, à travers Les Saltimbanquesde Ganne, l’occasion de raconter une histoire d’aujourd’hui. Je ne dis rien de particulier au fond mais je pose plutôt des questions auxquelles mes personnages répondent différemment.

 Quels sont les auteurs qui ont votre préférence ?

 C’est pour moi une question colle ! Je finis en ce moment la fresque de Zola, Les Rougon-Macquartou L’Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, j’en suis à La Débâcledonc je suis très contente ! C’est un bonheur pour moi que d’avoir repris cette œuvre dans sa continuité, je trouve le projet de ce genre d’écriture, extraordinaire. C’est un vrai plaisir de retrouver le temps d’aller vers une œuvre au-delà de la seule recherche artistique. Ce qui ne m’empêche pas de fréquenter des auteurs plus récents comme Virginie Despentes avec sa série Vernon Subutex. Wajdi Mouawad qui est sans doute l’un des plus grands actuellement et bien d’autres. Avec Zola enfin, ça a été l’occasion de me jeter à corps perdu dans une œuvre complète, ce que je n’avais pas pu mener à bien jusqu’à présent !

                                                                                                           Marianne M.

Propos recueillis par Marianne Millet le 10 avril 2019

 

Une heure avec Mireille, l’impression de quelques minutes à peine, le plaisir d’entendre cette voix limpide et délicate, trainant sur quelques voyelles finales comme hésitant à quitter le mot prononcé, le caressant avant de rebondir sur un autre…le regard pénétrant d’évocations, où passé et présent sont joliment mêlés dans une semblable douceur. Aucune nostalgie, juste la superposition d’images au gré du verbe et qui viennent souligner l’élan artistique d’hier et aujourd’hui dans une égale tendresse.



Les saltimbanques

  • DATES

Samedi 27 avril 2019 à 20h30
Dimanche 28 avril 2019 à 14h30
A l’Opéra Confluence – Avignon

  • INFOS PRATIQUES
  • Tarifs : A partir de 13 euros
  • Durée : 2h55

Opéra comique en trois actes
de Louis Ganne
Livret de Maurice Ordonneau
Nouvelle adaptation et réécriture
de Mireille Larroche
Direction musicale Alexandre Piquion
Mise en scène Mireille Larroche
Scénographie Camille Vallat
Lumières Arthur Michel

Suzanne Dima Bawab
Marion Ségolène Bolard
Madame Malicorne, directrice du cirque Malicorne Raphaële Andrieu
Madame Bernardin, la secrétaire de production Julie Mauchamp
Une journaliste Marie Simoneau
Pinsonnet Manon Poirier
Une habilleuse Liliane Tomeï
La maquilleuse Laurence Labrousse
La perruquière Sandrine Degioanni

Grand Pingouin Frédéric Cornille
Paillasse Cyril Héritier
André, comédien journaliste : Jean-François Baron
Monsieur Malicorne, directeur du cirque Malicorne : Alain Itlis
Le Comte de l’Etiquette, producteur : Nicolas Rigas
Le patron de l’hôtel, responsable du catering : Jean-Baptiste Saunier
Rigodin, réalisateur de TV : Pascal Joumier
Coradet, Bertillard, ingénieur du son puis assistant : Martin Loizillon
Monsieur Bernardin : Laurent Dallias
Caméraman : Alain Rastoin
Le directeur de la chaîne : Saeid Alkhouri
Les directeur des programmes : Julien Desplantes
Un brigadier : Xavier Seince
Les circassiens : Romane Chandelier, Jean-Baptiste Diot, Christelle Ibanez, Twiggy Mauduit, Victor Szczachor

Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur et Ballet de l’Opéra Grand Avignon
Acrobates, jongleurs et circassiens

Tout en gardant la dimension festive de l’ouvrage, nous en avons fait une relecture et une transposition contemporaines. Ces Saltimbanques nous permettent d’interroger le statut du spectacle vivant et la place du comédien dans nos sociétés. Tantôt « saltimbanque » « fainéant », « assisté », rejeté aux bancs de la société, tantôt « adulé » « vénéré » jusqu’à l’hystérie, « hyper marchandisé », et intégré dans le système économique et politique dominant, l’artiste de spectacle vivant peut-il survivre aujourd’hui ? Sa pratique a-t-elle encore un sens ?
Le malaise dont souffrent les « saltimbanques » témoigne à sa manière du malaise de notre société. C’est aussi une réflexion sur la fragile frontière qui existe entre la fiction et la réalité. Où commence la représentation ? Où s’achève le réel ? Peut-on faire confiance à un théâtre réaliste ?

Mireille Larroche

Nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon



Réservations sur le site internet de l’Opéra Grand Avignon  http://www.operagrandavignon.fr

ou par téléphone :  contactez la Billetterie de l’Opéra Grand Avignon
au 04 90 14 26 40

Durée : 2h55

Tarif à partir de 13 euros

 

 

 

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