Jean-Claude Casadesus, chef d’orchestre, peintre des couleurs sonores de l’âme…

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Après une « première vie » de quelque dix ans en tant que musicien d’orchestre, percussionniste et batteur avec, parallèlement, de nombreux enregistrements pour Brel, Aznavour, Piaf, vient l’étude de l’écriture et de la direction d’un orchestre, la nomination à la tête du théâtre du Châtelet, celle au pupitre de l’Opéra de Paris et de l’Opéra Comique, l’association à l’orchestre des Pays de la Loire avec Pierre Dervaux, une direction de l’Orchestre de Nantes pour choisir, en 1976, de fonder et de faire vivre à L’Orchestre National de Lille. Une entreprise qui ressemble à un défi, est-ce de cette façon que vous l’avez alors envisagé ?

 Mon désir depuis longtemps était de contredire cette affirmation selon laquelle la « Grande Musique » n’était pas pour cette région de France, ce qui m’a naturellement décidé à faire tout pour qu’elle le devienne ! J’ai ensuite pris le parti, une fois mes quatre-vingt ans atteints, de transmettre mes responsabilités, j’ai donc choisi un nouveau directeur général et l’on a engagé un directeur musical.  Jusqu’à là, j’ai mis en place une entreprise laquelle, outre les trente-trois pays que nous avons visités, s’est inscrite dans le milieu socio-économique populaire, urbain et régional. J’ai pu mettre ainsi sur pied des rencontres avec près de quinze mille enfants par an alors que nous étions jumelés avec des écoles et notamment l’une d’entre elles qui devait fermer ses portes en 1991 pour cause de délinquance. Ainsi, la « Grande Musique » a été transmise à plus de deux cent cinquante villes ou villages de la région du Nord-Pas-de-Calais qui est la région la plus jeune de France et qui est également celle qui a le plus souffert des différentes invasions et du chômage, aujourd’hui on peut la considérer comme l’une des plus culturelles de France au vu du nombre de ses musées, de ses théâtres.  L’Opéra de Lille  est absolument magnifique et bien entendu l’Orchestre National de Lille est devenue  une formidable entreprise.

 C’est à l’opéra que vous faites vos débuts pour lui préférer, semble-t-il, l’orchestre symphonique. Une volonté personnelle ou des propositions qui vont vous éloigner de la direction d’un opéra ?

 J’ai commencé par l’opéra que j’ai toujours aimé du reste, j’ai une fille qui est elle-même chanteuse (Caroline Casadesus), néanmoins la construction d’un orchestre symphonique, telle que je l’ai réalisée, sachant qu’il ne restait, en 1976 que très peu de musiciens et qui allaient être licenciés, a pris quelque vingt années, ce qui est tout à fait attendu en la circonstance puisqu’il faut seulement quelques mois pour défaire et vingt ans  environ pour reconstruire ! J’ai donc renoncé à la direction de l’Opéra de Lille que l’on m’avait proposée afin de ne pas avoir à favoriser l’une plutôt que l’autre et pouvoir élaborer « une machine musicale » génératrice d’émotions, laquelle a fait le tour du monde, quatre continents, tout en étant parfaitement inscrite dans sa propre région en ayant très fortement ce désir de transmission vers les jeunes. Mais pour en revenir à l’Opéra, j’en ai dirigé un certain nombre et toujours avec un grand bonheur, soit ceux de Mozart, je pense à Don Giovanni par exemple, les Contes d’Hoffmann, Pelléas et Mélisande, Carmen, Le Dialogue des Carmélites et tant d’autres ainsi que des opérettes mais il est certain que mon activité a été davantage symphonique, une des raisons pour laquelle j’ai été moins convié à diriger un opéra par la suite puisqu’il est difficile de conjuguer les tournées de son orchestre et de suivre les répétitions d’un opéra simultanément, donc pas vraiment un choix mais plutôt une nécessité.

 Une famille marquée par des générations d’artistes dont le point d’orgue, si je puis dire, semble être la musique, vos origines russe et espagnole justifient-elles ce qui paraît être l’essence de votre vie tout entière ?

 Rires ! Disons que je me définis comme un Russo-Catalan né à Montmartre et qui ensuite est allé dans le Nord de la France ! Mais il est vrai que mes racines sont à la fois extraordinairement méditerranéennes et slaves, dire que ça a joué dans mon Panthéon musical…c’est possible.

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 Que peut la musique aujourd’hui dans un monde au rythme accéléré ?

 La musique nous oriente vers une réflexion plus ralentie en quelque sorte, les grands interprètes se doivent d’avoir une pensée du son tout en sollicitant le cœur et l’âme des gens. Ce qui compte dans la musique c’est la métaphysique, c’est-à-dire l’au-delà du réel. Il appartient à la musique de transmettre des émotions qui vous transportent, ce qui est un peu contraire à cette robotique, cette technologie hyper sophistiquée. Être chef d’orchestre, du moins en ce qui me concerne, c’est une réflexion, une philosophie, parfois un destin, se faire le serviteur de grands chefs-d’œuvre, lesquels n’ont pas été soumis aux accélérations intempestives de notre époque. Il faut donc réfléchir à cela, revenir en soi-même, j’ai ainsi quelques devises qui me guident, la première étant : porter la musique partout où elle peut être reçue, l’autre : servir, oser, transmettre, obtenir. Servir les grands textes dont on a la responsabilité, oser quelques transgressions que l’on pense positives, en cela le chef d’orchestre devient un peu le peintre, l’ingénieur du son et puis transmettre aux musiciens comme au public, transmettre les grands textes, la dernière donnée est celle d’obtenir car l’on n’aborde aucune œuvre sans qu’elle ne s’accompagne d’une profonde réflexion afin d’aboutir, on l’espère, à la qualité la plus élevée en fonction des moyens mis à sa disposition.

 Avez-vous un compositeur qui vous est particulièrement cher, Malher pourrait-il être celui-là ?

 Pour atteindre Malher, il y a d’abord Jean-Sébastien Bach et puis Mozart et Franz Schubert, ces derniers ayant été mes passions initiales puis vient Malher. J’aime également la musique française qui incarne la clarté au même titre que celle exigée dans la musique de Mozart, une semblable simplicité qui vient exclure la redondance et le maniérisme et ensuite on aborde des compositeurs qui font appel à l’affect comme peut le faire Malher qui pour moi est à la musique ce que Stefan Zweig est à la littérature. L’auteur, dans cet ouvrage que peu connaissent : Le Monde d’hier, a décrit l’Europe telle qu’il l’aurait rêvée avec tous les prodigieux créateurs de son temps pour finalement en arriver à ce désespoir qui l’a conduit au suicide. Malher, qui est mort en 1911 a cependant évoqué dans sa musique les grands bouleversements qui allait toucher le vingtième siècle avec un regard tourné vers un passé heureux, donnant ainsi à sa musique une nostalgie des plus marquée. Il fut véritablement un génie de la direction d’orchestre comme de la composition, trouvant les moyens de faire vibrer les cordes qui bouleversent les âmes.

 Actuellement Président de la MNL depuis 2001 (Musique Nouvelle en Liberté), fondée en 1991 par Marcel Landowski, vous vous investissez avec un réel dynamisme qui désigne assez votre attachement à la musique contemporaine.

Concernant la musique contemporaine, la transmission passe également par le langage de son temps, tous les compositeurs ont été les contemporains de leur époque à un moment donné, parfois de façon incomprise devant un public en retard, bien sûr le changement d’habitude provoque toujours de grandes interrogations. Pour ma part, je soutiens la création contemporaine tout en aimant les grands classiques, ce qui ne me semble pas contradictoire.

Je suis également Président de l’Ecole supérieure musique et danse des Hauts-de-France (ESMD), ce que l’on nommait auparavant le Pôle supérieur pour les jeunes en fin de cycle du Conservatoire et poursuivant une carrière dans le domaine de la musique.

Question dynamisme, lorsque l’on me demande si la retraite n’est pas trop difficile depuis que j’ai quitté la direction de l’Orchestre National de Lille, je réponds que je n’ai jamais autant dirigé ! Je crois bien avoir banni le mot retraite de mon vocabulaire ! J’ai une pensée émue et amusée pour ma mère qui a tourné son dernier film à cent ans !

 Invité à diriger dans de nombreux pays, entré au cœur même d’une musique diversifiée, convié, en 2019, à diriger l’Ave Maria de Caccini devant Mohammed VI, roi du Maroc et le Pape François. Devant vous, trois chanteurs incarnant les trois religions monothéistes, dont votre fille Caroline Casadesus, diriez-vous que la musique est ce langage commun enfin retrouvé à tous les hommes ?

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 Je pense que la musique, telle que nous la ressentons, est une des voies les plus pures vers la spiritualité, la plus élevée, je crois qu’elle est en cela une traduction de l’âme sans la subversion des mots, elle s’adresse à l’imaginaire comme au cœur et cet exemple de l’Ave Maria devant le roi du Maroc et le Pape François est bouleversant en ce sens qu’à eux deux, ils ont à leur suite quelque trois milliards d’individus de par le monde et qu’ils décident cet évènement où les trois religions monothéistes sont représentées pour illustrer un message de paix et d’union. La musique, quelle qu’elle soit, ne laisse aucune place à l’incompréhension, ce que j’ai pu vérifier dans les quarante-cinq pays où j’ai pu aller, que ce soit en Afrique noire, en Amazonie ou bien encore dans les plaines de Sibérie, il y a toujours eu ce miracle de la communication émotionnelle par les vibrations de la musique.

 Le plus court chemin d’un cœur à un autre, un ouvrage de votre main paru en 1997, comme une nécessité de partager et de faire comprendre une passion ? La musique ; un antidote aux maux de la vie ?

 Au départ, c’est une commande qui m’a été faite par Laurence Pernoud, j’ai donc porté cette écriture en gestation, si je puis dire, pendant cinq ans avant qu’il ne soit abouti puisqu’il y avait le travail des partitions pour l’Orchestre, un labeur qui exige de nombreuses heures quotidiennes, ainsi le livre a-t-il résulté de moments « volés » ! Néanmoins, j’adore l’écriture mais c’est un métier, lequel prend beaucoup de temps. Cet ouvrage retrace l’épopée de mon orchestre, alors que La partition d’une vie, mon second ouvrage écrit, est davantage une réflexion sur mon métier, sur ma vie personnelle et sur ce qui m’a conduit à la musique. Tous deux répondent à une commande que j’ai néanmoins eu plaisir à écrire.

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 La transmission semble être le fil conducteur de votre carrière, est-ce important selon vous cette diffusion aux jeunes artistes ?

 Ce qui est important avant même qu’ils soient de jeunes artistes, c’est d’accueillir les enfants en répétition, j’avais alors convaincu les musiciens d’accueillir tout près d’eux les enfants pendant qu’ils jouaient, lors de nos répétitions, pour que ceux-ci puissent voir la construction d’une œuvre, ce qui provoquait un émerveillement chez les enfants et ce qui suscitait chez beaucoup d’entre eux le désir de faire de la musique. Donc la finalité de cette association, enfants et musiciens, était de transmettre un désir et de donner les moyens d’accéder à cet intérêt qui passe d’abord par la rigueur, laquelle devient volupté dans  l’accomplissement de ce désir. Nombreux sont ceux qui se sont donc inscrits dans des écoles de musique. Comme dit plus haut, j’ai pour ma part été jumelé dès 1991 à une école de musique de Roubaix, laquelle devait fermer pour cause de délinquance et de précarité scolaire et au final, je dirais que les relations qui se sont établies entre l’Orchestre et cette école ont, dans une large part, sauvé cette école et les enfants, la morale de cela, ce que je m’efforce de dire à tous les politiques, c’est qu’il n’y a pas de délinquance dans les écoles de musique, donc…

 Comment le métier de chef d’orchestre évolue-t-il selon vous ?

 Je crois qu’il ne faut jamais regretter le passé mais plutôt s’adapter au présent avec les bonnes tournures qui ont fait la gloire du passé, la musique est sans doute l’un des métiers où la réflexion et le mûrissement permettent d’atteindre aux abysses de l’émotion. Comme nous l’avons dit plus haut, nous sommes dans une période d’accélération, les orchestres ont véritablement progressé mais pour aller vers une transcendance de l’émotion c’est une autre exigence, il y faut une certaine maturité. On donne de très bons orchestres aujourd’hui à des jeunes gens doués mais dont la maturité n’est pas toujours à la hauteur de ce que la musique attend.

L’essentiel est de trouver les clés de l’émotion, on ne peut pas tout interpréter à tout âge, il semble donc qu’il faille, comme l’indique l’adage, laisser du temps au temps, mais hélas l’époque ne s’y prête plus, bien que les orchestres aient fait de grands progrès ces cinquante dernières années, les transcender aujourd’hui me semble plus difficile.

 Cette année, vous parrainez le 5èmeconcours Opéra jeunes Espoirs Raymond Duffaut à l’Opéra d’Avignon, cela répond-il à un désir profond d’écouter ces voix nouvelles ?

 J’ai toujours été en contact permanent avec la jeunesse, j’avais déjà en charge l’Orchestre des Jeunes de Paris en 1977, puis la direction de l’Orchestre français des Jeunes de 2005 à 2008, et actuellement la présidence de la MNL. Récemment, je viens de faire des concerts avec le jeune Orchestre de Lille de France et je suis vraiment heureux de pouvoir encourager les jeunes talents qui ont une vocation, ce qui dépasse largement l’idée d’un métier, il faut y voir là un véritable sacerdoce.

J’ai une grande joie de pouvoir entendre ces voix bientôt à l’Opéra d’Avignon, dans le cadre de ce concours. On peut noter que le chant a énormément progressé ces trente dernières années. On disait qu’il n’y avait plus de « voix » en France alors qu’aujourd’hui on assiste à tout autre chose que cette idée restrictive, sans doute est-ce aussi un effet de la mondialisation qui permet aux chanteurs et professeurs de circuler davantage et également cette appétence des jeunes, dans un monde pourtant troublé, pour une philosophie du cœur qui me semble admirable.

Avignon, une ville que vous connaissez ?

 J’en connais le célèbre Festival bien entendu mais je connais également cette ville par Monsieur Duffaut qui était à la direction de l’Opéra et président des Chorégies d’Orange, j’ai travaillé d’ailleurs plusieurs fois avec lui dans le cadre des Chorégies avec un grand bonheur. Il préside de même le concours des jeunes talents, j’aurai ainsi un immense plaisir à le retrouver à cette occasion puisque je parraine ce 5èmeOpéra jeunes Espoirs.

 Diriger un orchestre tient de la magie, comment amenez-vous autant de musiciens et d’instruments différents vers l’harmonie ? Y voyez-vous la métaphore du lien entre les hommes dans une époque où elle est plus qu’essentielle ?

 Il appartient au chef d’orchestre d’établir ce lien car les musiciens attendent de lui de pouvoir faire leur métier du mieux possible, ils ne sont pas d’emblée complaisants puisque les voilà avec une personne qui les dirige, à celle-ci donc de « mériter » cette position et l’honneur qui lui est fait de diriger, de servir. Il faut donc tenter d’allier talent et psychologie et, comme me le disait un vieux maître ; soixante-dix pour cent de talent et trente pour cent de psychologie, tu te casseras la figure, mieux vaut quarante pour cent de talent et soixante de psychologie ! Il faut néanmoins être certain de ce que l’on veut obtenir lorsque l’on arrive devant l’orchestre, une pensée du son, du texte et le respect des musiciens, c’est avec cet alliage que vous pouvez obtenir le respect qui vous est dû. Pourtant, le doute nous accompagne nécessairement, Gide disait à ce propos : » J’admire les gens qui cherchent la vérité, je redoute ceux qui la trouvent ».

                      Propos recueillis par Marianne Millet le 23 septembre 2019

Toute mon admiration vers un artiste si totalement dévoué à son art, serviteur, comme il le dit lui-même, d’une Grande musique mais aussi de toute musique et de sa diffusion aux « hommes de bonne volonté » ! Non pas une servitude mais une constante et inéluctable transmission à toutes et à tous en général et aux plus jeunes en particulier afin que ces derniers, sur les pas de Jean-Claude Casadesus, puissent aller vers cet espace tout musical qui éloigne les fracas de l’incompréhension pour trouver une harmonie sonore et tout intérieure.



5ème concours OPÉRA JEUNES ESPOIRS Raymond Duffaut

  • DATES

Samedi 28 septembre 2019 à 19h30
Finale
A l’Opéra Confluence – Avignon

  • INFOS PRATIQUES
  • Tarifs : Tarif unique 15 euros Hors abonnement
  • Durée : 3h30

L’objectif du concours #cjeopera est d’inviter de jeunes chanteurs âgés de 16 à 26 ans à exprimer leur passion pour l’art lyrique. Pendant trois jours, les jeunes artistes vont concourir dans l’une des trois catégories suivantes : Jeune Espoir, Jeune Talent, Révélation, et tenter de remporter pas moins de 9 Prix.

Le concours se déroulera comme suit :
• Le Jeudi 26 septembre à 10h : Éliminatoires à huis-clos.
• Le Vendredi 27 septembre à 19h30 : Demi-finale*
• Le Samedi 28 septembre à 19h30 : Finale*
*sur la scène de l’Opéra Confluence.

Parrain
Jean-Claude Casadesus

Jury
Président
Raymond Duffaut président du Centre Français de Promotion Lyrique
Membres
Sophie Koch mezzo-soprano
Débora Waldman cheffe d’orchestre
Monique Albergati membre Club Soroptimist International – Avignon
Yves Senn directeur de L’Avant Scène Opéra – Neuchâtel (Suisse)
Pierre Thirion-Vallet directeur général du Centre Lyrique Clermont-Auvergne
Richard Martet rédacteur en chef d’Opéra Magazine

Pianistes
Ayaka Niwano et Sébastien Joly

LES LAURÉATS

GRANDS PRIX
✨ Prix Jeune Espoir à l’unanimité
décerné par le Grand Avignon (2000€)
🏆 EGIZIANO Faustine Soprano 17 ans 🇫🇷

✨ Prix Jeune Talent
décerné par le Conseil Départemental de Vaucluse (3000€)
🏆 POULET Héloïse Soprano 21 ans 🇫🇷

✨ Prix Révélation
décerné par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (5000€)
🏆 RYCKMANNS Marie-Dominique Soprano 25 ans 🇫🇷🇩🇪


PRIX SPÉCIAUX
✨ Prix Club Soroptimist International d’Avignon (1500€)
🏆 BENSIMHON Lisa Soprano 17 ans 🇫🇷

✨ Prix de la meilleure interprète du répertoire français (1500€)
décerné par Petit Palais Diffusion – Rayonnement du Musée
🏆 MADELIN Cécile Soprano 23 ans 🇫🇷🇩🇪

✨ Prix du meilleur interprète du répertoire italien (proposition de concert
le samedi 30 mai 2020 à 17h au Foyer Ernest Reyer de l’Opéra de Marseille)
décerné par l’Institut Culturel Italien de Marseille
🏆 RAKOTOARIVONY Michael Baryton 26 ans 🇲🇬

✨ Prix Centre Français de Promotion Lyrique (1000€)
🏆 POULET Héloïse Soprano 21 ans 🇫🇷

✨ Prix de L’Avant-Scène Opéra (1000€)
🏆 GILLOOTS-LAFORGE Léopold Contre-ténor 26 ans 🇫🇷

✨ Prix du Public (500 euros)
décerné par les spectateurs présents à la Finale
🏆 RYCKMANNS Marie-Dominique Soprano 25 ans 🇫🇷🇩🇪
*Accessible gratuitement aux spectateurs munis d’un billet pour la Finale

 

 

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