Spectacles à venir

Audrey Schebat nous parle de La Perruche, la première pièce qu’elle écrit et met en scène…

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Elle est scénariste, réalisatrice, autrice et mettrice en scène (c’était phonétiquement tentant ! mais dans un désir de trancher au vif la question épineuse du juste féminin de ces appellations d’abord masculines, j’emploierai volontiers les formes canadiennes d’auteure et de metteure en scène (Ouf ! voilà qui nous rapproche de la douceur, voire du bonheur des mots retrouvés !). Forte de ces qualifications, Audrey Schebat semble tirer habilement les différentes cordes des arts du spectacle, du cinéma et de la littérature avec un talent certain pour emmener son public vers des introspections nécessaires à sa bonne vitalité mentale ! Si, selon Eugène Ionesco, « Pour s’arracher au quotidien, à l’habitude, à la paresse mentale qui nous cache l’étrangeté du monde, il faut recevoir comme un véritable coup de matraque… », nul doute que l’on puisse oser ici un rapprochement entre les mots du dramaturge et cette première pièce d’Audrey Schebat   qui laisse la vérité nue et crue entrer dans la sphère du couple si fortifiée de mensonges et de dénis. De l’idée à la réalisation, les écueils étaient nombreux, Audrey Schebat a su les dépasser avec une énergie inébranlable !

Scénariste et réalisatrice pour le cinéma, la télévision, volontiers du côté des documentaires également, à présent le théâtre, Audrey Schebat aurait-elle cet impérieux besoin d’explorer tous les genres ?

 En effet, et cela correspond au rêve de la petite fille que j’étais. Je voulais alors faire des films de chaque genre, un désir qui vient de loin en fait car l’écriture faisait déjà partie de mes activités enfantines. Sans doute le déclencheur a-t-il été cette première immersion dans le monde du spectacle avec une pièce que j’ai vue vers l’âge de cinq ans, Les peines de cœur d’une chatte anglaisemise en scène par Alfredo Arias au Montparnasse (d’après la nouvelle de Honoré de Balzac). Très certainement plus saisie d’émerveillement que d’autres, le rideau final m’a trouvée quasiment hystérique, rampant sous les sièges, furieuse de ne pas pouvoir rejoindre ces êtres de fiction qui me laissaient à une réalité qui me semblait bien moins intéressante que me paraissait l’être ce monde imaginaire ! De là est née l’obsession des coulisses ! C’est précisément à ce moment que, sans en connaître le sens véritable, je décidai d’être metteure en scène de théâtre ! Plus tard, vers neuf ans, j’ai vu Les fraises sauvagesd’Ingmar Bergman, ce sont certains plans du film assez choquants qui m’ont fait comprendre que je ne pourrai faire de même au théâtre ainsi l’obsession pour le cinéma commence-t-elle véritablement à ce moment-là.

Mon attirance allait aussi bien vers les films d’horreur, qu’à la Final Fantasy, ou à la comédie pure et autre, donc cette envie déjà de faire plus tard des films de chaque genre. Ainsi aujourd’hui, tout n’est pas encore sondé et je poursuis cette exploration cinématographique plurielle qui m’est nécessaire.

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Rencontres et conférences de l’Opéra Grand Avignon.

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Précédant chaque oeuvre opératique, l’Opéra Grand Avignon propose une conférence juste avant  la Première.

Les conférences ont lieu le samedi à 17h00 à la Maison Jean Vilar à Avignon. L’entrée y est libre, la convivialité est au rendez-vous également…

Le nozze di Figaro Mozart

Samedi 20 octobre – 17h avec Michel Barruol

« De l’audace, encore de l’audace… » Il en fallait à l’époque pour mettre en musique la pièce de Beaumarchais, interdite par tous les souverains d’Europe ! Certes, Da Ponte modère les propos les plus violents pour passer l’épreuve de la censure, mais la comparaison entre la pièce et le livret de l’opéra montre l’insolence permanente des vers chantés par les interprètes de Mozart. Les situa ons qu’il campe, les rapports sociaux qu’il décrit, les transgressions qu’il met en scène sont une charge virulente contre l’Ancien Régime. Mais Mo- zart choisit aussi la vérité du cœur, celle des femmes pour dénoncer la barbarie de l’ordre social : la Comtesse demande à ses domestiques de punir son époux. C’est par la voix des femmes que la vérité et le propos politique de l’œuvre se réalisent. C’est là toute la finesse de Mozart : contre l’ordre patriarcal, contre le système machiste…Mozart a choisi délibérément le parti de ses héroïnes. Pour cette folle journée qui brasse les classes et les cœurs, Mozart compose une musique inouïe, étourdissante, pleine d’esprit, de grâce et de vitalité. Et toujours de l’audace ! M. Barruol


L’Opéra de quat’sous Weil-Breicht

Samedi 24 novembre – 17h avec Marielle Khouri

Adaptation de l’Opéra du gueux (The Beggar’s Opera, 1728) de John Gay et Johann Christoph Pepusch qui y parodiaient l’opéra haendelien, l’Opéra de quat’sous (Die Dreigroschenoper, 1928) de Berthold Brecht et Kurt Weill nous invite à explorer les sources fécondes de la comédie musicale, empreinte de satire sociale et politique, de Londres à New York en passant par Berlin. Marielle Khouri


 La Bohème Puccini

Samedi 12 janvier – 17h avec Marc Andrieu

En signant cet ouvrage mondialement connu Puccini poursuit le travail de modernisation de l’opéra italien initié par Verdi. L’unité de l’œuvre, la fluidité de la musique, les percées symphoniques de l’orchestre, tout concourt à la dramatisation du récit. Du court récit pittoresque d’Henri Murger Scènes de la vie de bohème qui décrit le petit milieu artistique de Montmartre se débattant entre rêve et pauvreté Puccini tire un chef d’œuvre lyrique magnifique débordant d’émotion. Sur une histoire qualifiée par certains de livret pour midinette d’avant-guerre Puccini nous livre du rire aux larmes, une vision contrastée de cette vie de bohème. Sa musique en sublime l’inaltérable fragilité. Le roman de Murger et son contexte historique, ses différentes adaptations à l’écran seront également abordées lors de cette conférence. Marc Andrieu


Il mondo alla roversa Galuppi-Goldoni

Samedi 2 février – 17h avec Marielle Khouri

Avec Il mondo alla roversa (1950), Carlo Goldoni et Baldassare Galuppi introduisent à l’opéra le topos traditionnel du monde renversé, dont les figures variées, héritées de l’antiquité grecque, traversent la création artistique et littéraire occidentale du Moyen Age au XVIIIème siècle. Depuis L’Assemblée des femmes d’Aristophane, que viennent dire les femmes au pouvoir sur scène ? Marielle Khouri


L’elisir d’amore Donize

Samedi 18 mai – 17h avec Simon Calamel

L’elisir d’amore est un opéra qui tient une place un peu à part dans l’œuvre de Donizetti. Le thème est léger, parfois burlesque, alors que dans la forme, le compositeur développe une technique aboutie de l’art lyrique, un sommet de charme et de finesse. Avant de découvrir – ou redécouvrir – cette pièce, le spectateur peut s’interroger sur les sources d’inspiration du librettiste Felice Romani (puisées du côté du prolifique Eugène Scribe) et sur la fulgurance d’un musicien de génie qui compose sa partition en deux semaines seulement. À l’écoute de quelques passages choisis, on découvrira dans cette conférence l’équilibre délicat que Donize instaure entre la légèreté d’une comédie bucolique et la complexité d’une partition ciselée. Le tout pour mieux souligner, avec humour, les travers humains et les sentiments les plus doux. Simon Calamel


 

Les conférences sont présentées en partenariat avec la Maison Jean Vilar –

8 rue de Mons – AVIGNON – maisonjeanvilar.org / 04.90.27.22.81.  

La Traviata, une force qui va…

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Œuvre parmi les plus grandes de ce monde, La Traviata ne saurait lasser un public aussi bien initié que novice. Le sujet, plus que scandaleux en 1853, franchit avec force et brio les portes du succès que le temps consolidera sans faille. Non seulement l’amour en est la force vive mais encore sa dimension tragique en donne assurément toute l’intensité attendue dans un opéra. Femme légère et profonde tout à la fois, la Traviata semble l’absolu même qui conduit jusqu’au dernier souffle le cœur de l’amante sacrifiée sur l’autel de la morale bourgeoise. 

La traviata ou la femme perdue ou encore dévoyée, donne au paysage lyrique un sujet nouveau et parfaitement scandaleux en cette année 1853. Que Giuseppe Verdi se soit inspiré de La Dame aux Camélias ou plus directement de sa liaison avec la cantatrice Giuseppina, peu importe, l’oeuvre devient, dès sa deuxième année, une de ces oeuvres majeures et reconnue dans le monde entier.

 La traviata c’est Violetta, étourdie de fêtes et de galants, c’est la jeune courtisane qui évolue dans la légèreté des jours qu’elle partage entre son protecteur et amant, le baron Douphol, et le poids de la phtisie qui la ronge. Au coeur volage, les liens de l’amour sincère pourtant, sous les traits du jeune Alfredo Germont ; « aimer et être aimée »… Après trois mois d’un bonheur sans mélange loin de l’agitation parisienne et pendant lesquels Violetta dilapide ses biens pour celui de son ménage c’est l’heure des comptes; Alfredo parti sauver la fortune de son aimée, intervient le père du jeune homme; Violetta doit renoncer à l’amour au nom d’une morale bourgeoise implacable…C’est au bras du baron qu’elle apparaît au bal, et c’est par le geste désespéré d’Alfredo qu’elle subit l’affront public que tous réprouvent jusqu’au père du jeune homme coupable. Un dernier acte qui révèle en sept scènes la lente agonie de Violetta, les aveux d’un père repenti et les ultimes retrouvailles de deux amants que rien ne peut séparer, rien, outre la mort qui saisit alors la jeune femme des bras mêmes d’Alfredo.

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Opérette romantique en trois actes, « Le pays du sourire » de Franz Lehár.

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Le musicien, l’époux, l’ami fidèle…

 Franz Lehár est né le 30 avril 1870 en Hongrie, il commence très tôt la musique, étudiant d’abord le piano et composant sa première chanson à dix ans. Entré au conservatoire de Prague, il apprend le violon, étudie la théorie musicale et la composition. Progressivement, chef d’orchestre militaire puis compositeur à Vienne qui devient sa patrie d’adoption, il est rapidement considéré comme le maestro de l’opérette, le succès mondial que rencontre La veuve joyeuse en 1905 le confirmera.

Avec le régime nazi, les rapports sont plutôt difficiles, Lehár fait appel à des librettistes juifs et, bien que catholique, il épouse Sophie Paschkis d’origine juive qui se convertira finalement au catholicisme avant leur mariage. Mais Hitler lui-même apprécie sa musique (sic !), laquelle est utilisée à des fins de propagande. Une protection qui ne s’étend hélas pas jusqu’à l’un de ses librettistes ; Fritz Löhner-Beda déporté et assassiné avec sa femme à Auschwitz. Lehár part en Suisse en 1943. Après la fin de la guerre, il désavoue tout rapport avec le régime nazi.

Sophie Lehár, meurt en 1947, Franz Lehár, très affecté, rentre en Autriche l’année suivante où il est déclaré citoyen d’honneur, il s’éteint quelques mois après son retour à l’âge de 78 ans. Il avait « donné son cœur » à la musique d’abord, à sa chère Sophie ensuite et à ses amis enfin, ainsi repose-t-il près de ceux qu’il aimait et non loin de son ténor favori ; Richard Tauber et d’Oscar Strauss, le compositeur de Rêve de valses.

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L’enlèvement au sérail, l’opéra du jeune Mozart, dans toute sa force dramatique…

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Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart…

Mozart ! Que ce nom paraît familier à tout un chacun ! Tant d’images sont attachées au compositeur prodige que l’on en retient au moins une, pour certains il demeure cet ange blond béni des dieux, séduisant d’une cour à l’autre de nobles oreilles, pour d’autres, il restera ce démon aux plaisanteries scatologiques doublé d’un joueur invétéré.

Que n’a-t-on, par ailleurs, écrit sur l’homme, tentant sans doute par là de comprendre cette musique inégalée à ce jour ; dit d’une personnalité trouble, le musicien est confirmé dans une névrose d’angoisse, dominé par un caractère obsessionnel, qualifié d’éternel adolescent narcissique et paranoïaque, et j’en passe…Les études psychiatriques trouvent ici matière à noircir quelques pages qui ne sauraient suffire pourtant à comprendre l’artiste génial qui auraient balayé d’un revers de main ces quelques tentatives psychanalytiques insupportables ! Sans compter nombre de maladies dont la littérature médicale n’a pas manqué de diagnostiquer à titre posthume le malheureux Mozart, lequel aurait de ce fait subi à peu près tout ce qui peut se trouver comme maux et non des moindres, alternant le choléra, la syphilis, l’ulcère, la myopie, la surdité et tant d’autres alterations qu’une seule personne ne pourrait en souffrir ! Quant à sa mort, plus d’une centaine de causes l’expliquerait ! Les plus passionnantes restant bien entendu celles d’un possible empoisonnement et là encore, les auteurs du crime seraient légion !

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Entretien avec Xavier Durringer à propos de sa pièce « Acting », très bientôt sur Avignon…

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Xavier Durringer, il me semble que votre théâtre est le résultat d’une observation de notre société plus qu’il n’est celui de l’imaginaire, comment vous situez-vous par rapport à cela ?

 Oui, en effet, j’ai plutôt un théâtre qui puise ses sources dans la réalité sociale et politique, une sorte de néo-réalisme poétique je dirais !

 Vous sentez-vous proche de certains auteurs de théâtre contemporain ?

 Je me démarque un peu du théâtre français qui me semble très poétique et depuis le début, j’ai plutôt un théâtre de situations nourries d’enjeux dramatiques et émotionnels. Olivier Py par exemple, est davantage dans une forme poétique de l’écriture, ce qui est le genre d’écriture nombreux auteurs contemporains. Je me situerais plutôt proche des auteurs américains comme Sam Shepard, décédé cet été. J’ai d’ailleurs traduit ses pièces pendant un moment. Proche du théâtre allemand ou russe aussi, des pièces avec des personnages face à des enjeux et des confrontations, j’écris un théâtre pour dire mais également pour jouer, pour sortir de la forme sérieuse pour mêler la comédie à la politique.

 Depuis quelques années, 2001, vous n’aviez plus fait de théâtre au profit de différentes réalisations cinématographiques, vous y revenez à présent, à quoi correspond ce retour à la source ?

 Effectivement, les deux dernières pièces étaient à Avignon, dans le cadre du Festival IN où j’avais joué Surfeurs en 1998 dans la cour du lycée Saint-Joseph et en 2001 La Promise avec Clovis Cornillac à l’Opéra Grand Avignon. Ensuite, j’avais monté une petite pièce ; Les Déplacés, en 2001/2002, sur les jeunes d’origine maghrébine qui avait fait une tournée. J’ai continué à écrire des pièces mais sans mettre en scène aucune d’elles. J’étais davantage axé sur la télévision et le cinéma.

Avec Acting, il s’agissait avant tout d’un thème fait pour le théâtre, c’est à la fois une pièce avec les trois personnages dans une cellule de prison mais c’est aussi un cours d’art dramatique en fait. Une pièce sur la transmission et le jeu d’acteur. J’avais le désir d’écrire sur ces deux sujets.

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Dialogues des Carmélites ou le chemin vers la grâce…

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Aux origines des Dialogues…

Au fondement même de cet opéra ; un auteur qui explore dans ses œuvres le combat spirituel entre le bien et le mal, il s’agit bien entendu de Georges Bernanos, fervent catholique et monarchiste passionné. On le retient notamment avec Sous le soleil de Satan (1926) et son Journal d’un curé de campagne (1936). C’est en 1947, sur l’idée du père Bruckberger, qu’il rédige le scénario d’un film du récit de La Dernière à l’échafaud de Gertrud Von Le Fort, lui-même inspiré de l’histoire véridique des carmélites de Compiègne guillotinées à Paris sur la place du Trône, le 17 juillet 1794, auquel la romancière avait ajouté le personnage fictif de Blanche de la Force  à la foi hésitante.

Dialogues des Carmélites peut être considéré comme le testament spirituel de Bernanos, en effet, il est publié en 1949 après la mort de celui-ci. D’abord adapté au théâtre par Jacques Hébertot et créé dans son théâtre en 1952, il devient ensuite le livret d’un opéra du compositeur Francis Poulenc, enthousiasmé par le projet après lecture du texte de Bernanos et sera représenté à la Scala de Milan en 1957. Le sujet touche Poulenc si profondément qu’il va en faire une œuvre remarquable.

Ce n’est qu’en 1960 que le scénario original servira de base au film Le Dialogue des carmélites réalisé par Philippe Agostini et le père Bruckberger, enfin, Pierre Cardinal concevra avec talent un téléfilm en 1984.

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Le compositeur des Mousquetaires au couvent, Louis Varney.

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De père en fils…

Louis Varney naît le 30 mai 1844 à La Nouvelle-Orléans, aux États- Unis, où son père, Alphonse Varney, est directeur de la French Opera Company entre 1840 et 1850.

Davantage que pour ses opérettes, ce dernier est resté célèbre pour son activité de chef d’orchestre, qu’il exerce un temps à la tête des Bouffes-Parisiens, et pour Le Chant des Girondins, composé sur un poème de Rouget de Lisle, l’auteur de La Marseillaise, repris pendant la Révolution de 1848.

Avec Les Mousquetaires au couvent créé en 1880, Varney s’inscrit dans le sillage d’Offenbach décédé quelques mois seulement après la création.

Alors qu’il s’agit d’une de ses premières œuvres, Varney remporte un triomphe avec Les Mousquetaires au couvent ce dont témoigne la presse de l’époque :

« La musique de M. Varney fils a de l’entrain et de la facilité, parfois même de la grâce. »

L’ouvrage, présenté plus de deux cents fois, devient rapidement l’un des titres phares du répertoire d’opérette, tant en province qu’à l’étranger.

Le livret de Paul Ferrier et Jules Prevel est tiré d’un ancien vaudeville de Saint-Hilaire et Duport, L’habit ne fait pas le moine (1835). Du sobre proverbe l’on passe à un titre des plus prometteurs ; des mousquetaires dont la connotation virile est sans conteste confrontée à la pudeur farouche des sœurs, voilà de quoi éveiller les curiosités en vérité!

Un livret bien construit et une musique pétillante à souhait.

Pour l’histoire, il s’agit, pour deux mousquetaires audacieux et…amoureux, de soustraire aux rigueurs du couvent la jeune Marie et sa soeur, nièces du gouverneur de Touraine. Les joyeuses péripéties ne manquent pas d’amener, comme il se doit dans le genre, à fléchir un père qui finira par accorder la main des deux jeunes filles à leurs fougueux prétendants.

En l’espace, c’est une musique raffinée et poétique accompagnée de tableaux  exquis et d’actions remplies d’éclats.



Les Mousquetaires au couvent, opérette en trois actes composée par Louis Vernay sur un livret de Paul Ferrier et Jules Prével d’après L’Habit de fait pas le moine d’Amble de Saint-Hilaire et Duport.

Nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon. Vendredi 29 décembre 2017 à 20h30. Samedi 30 décembre 2017 à 20h30. Dimanche 31 décembre 2017 à 20h30. Opéra Confluence

Direction Dominique Trottein
Direction du Choeur Aurore Marchand
Etudes musicales Hélène Blanic

Mise en scène Valérie Marestin
Chorégraphie Eric Belaud
Décors et lumières Hervé Cherblanc

Simone Claire de Monteil
Marie Pauline Rouillard
Louise Amaya Dominguez
La Supérieure Maryse Castets
Sœur Opportune Isabelle Guillaume
Brissac Frédéric Cornille
Gontran Antonio Figueroa
Abbé Bridaine Franck Leguérinel
Rigobert Gilen Goicoechea
Le Gouverneur Alain Iltis

Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur de l’Opéra Grand Avignon
Ballet de l’Opéra Grand Avignon



Réservations sur le site internet de l’Opéra Grand Avignon  http://www.operagrandavignon.fr

ou par téléphone :  contactez la Billetterie de l’Opéra Grand Avignon
au 04 90 14 26 40

Durée : 2h30

Tarif à partir de 12 euros

 

Orphée Gluck-Berlioz

« le mythe d’Orphée », Marc Chagall, 1977chagall_orpheeOrphée, version de  Christoph Willibald Gluck, révisée par Hector Berlioz, mise en scène de Fanny Gioria et donnée sur la scène de l’Opéra Confluence dimanche 3 décembre et mardi 5 décembre 2017. Une des oeuvres les plus envoûtantes du répertoire. Se laisser charmer par ce spectacle est plus que conseillé !

Orphée l’enchanteur…

Fils de la muse Calliope, Orphée devient à son tour source d’inspiration inépuisable. De la lyre offerte par d’Apollon, Orphée compose une musique qui fascine et ravit jusqu’aux dieux des Enfers. Quel est-il ce mortel, quintessence même du lyrisme ? Comment parvient-il à émouvoir la roche insensible par nature ? Orphée est le poète suprême qui charme les dieux et les hommes, le végétal et le minéral, par une expression musicale envoûtante. Mais c’est également l’association douloureuse et fatale de Eros et Thanatos. Amour éternel consacré à sa bien-aimée Eurydice dont il ne cessera de chanter le nom jusqu’à sa mort. La musique se fait magie et, lorsque son Eurydice perd la vie, le charme du poète-musicien opère encore dans le monde des ténèbres. Il peut y descendre, séduisant Cerbère lui-même, écouté d’Hadès et de Perséphone qui accordent le retour d’Eurydice à la condition de ne pas la regarder avant d’être parvenus tous deux dans le monde des vivants.

Si l’entreprise paraît simple, les dieux savent qu’il n’en est rien ! Comment ne pas se retourner ? Barrière infranchissable entre le monde des morts et celui des vivants, ne pas regarder derrière, renoncer à son passé et continuer de marcher malgré la perte de l’autre.

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La dernière bande de Samuel Beckett.

 Samedi 11 novembre 2017 à 20h30 à l’Autre Scène – Vedène avec Jacques Weber.

Un grand moment de théâtre à vivre absolument !

Quelques mots sur l’auteur

Auteur irlandais d’expression française (1906-1989), Beckett ignore les frontières, celles de la langue d’abord, maniant ainsi le verbe allemand, anglais et français mais également celles des genres, passant ainsi de la poésie au roman, du théâtre aux grands et petits écrans avec cette relation très forte à la peinture, certains tableaux seront d’ailleurs souvent à l’origine de ses œuvres. Le psychanalyste Didier Anzieu écrit à ce sujet : « Le lecteur reçoit les textes de Beckett de la manière dont le visiteur reçoit les toiles de Francis Bacon (…) : comme un coup porté au creux de son âme. » (Didier Anzieu, Beckett, Folio, Essais, 1998.)

À propos de la pièce

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