Goldoni et Galuppi…pour le meilleur et pour le rire…

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Carlo Goldoni, le « Molière italien »

 « On ne peut nier que je sois né sous l’influence d’une étoile comique, puisque ma vie même a été une comédie » Mémoires de M. Goldoni pour servir à l’histoire de sa vie et à celle de son théâtre.1787

 Quelle aventure en effet que celle de la vie de Carlo Goldoni ; trépidante à souhait, mouvementée de voyages incessants, tiraillée entre l’avocat et le dramaturge, agitée entre les cours de Louis XV puis de Louis XVI, l’homme n’a de cesse de courir les théâtres, les salons de musique ou de littérature. Il observe, écoute, prend ici et là la matière de ses tableaux qu’il arrange avec finesse et drôlerie dans une œuvre théâtrale foisonnante. Exilé dans la maturité en France, il écrira, dans la langue de Molière qu’il admire tant, ses Mémoires qui relatent une enfance et une jeunesse bien animées ! De nature essentiellement optimiste, c’est dans la Venise éclairée de tous les arts de ce début du XVIIIème siècle que le petit Carlo Goldoni grandit entre un grand-père qui fait donner les spectacles d’opéra à la maison et un père qui le distrait avec un petit théâtre de marionnettes. Dans ces conditions, comment ne pas entendre l’irrésistible appel des Muses ? Il écrit donc sa première pièce à neuf ans et malgré des efforts répétés pour suivre les directives familiales puisqu’il devient tout de même juriste, (à noter également qu’il est tenté à un moment de l’adolescence par les ordres !) son amour du théâtre et de la vie le pousse à abandonner la carrière d’avocat pour lui préférer celle de dramaturge.

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La Bohème de Giacomo Puccini, un rêve à plusieurs voix…

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« Pour ce qui est des rêves, des chimères et des châteaux en Espagne, j’ai une âme de millionnaire. », (acte I, air de Rodololfo « Che gelida manina »)

 Des scènes charmantes de Henri Mürger à La Bohème de Puccini, l’essentiel est conservé avec l’évocation d’une jeunesse estudiantine nichant dans une mansarde du quartier latin et remettant au lendemain les espoirs déçus du jour. L’argent s’y fait rare, le froid et la faim mordent les corps mais les âmes d’artistes restent légères pour nos quatre joyeux drilles ; un peintre, un musicien, un écrivain et un philosophe. Un propriétaire éconduit faute d’argent, un réveillon au café de Momus où grisettes et artistes se retrouvent, une rencontre entre le poète Rodolfo et sa jolie voisine Mimi, la petite brodeuse phtisique, une chandelle qui s’éteint et le couple principal se forme. En contrepoint, Marcello le peintre et Musetta la volage forment un couple plus volcanique. Le bonheur est là, fragile, fugace, menaçant de s’éteindre à chaque moment. C’est un Paris du XIXème siècle épris de poésie et de passion, un lyrisme musical débordant à chaque mesure, un pathos final qui nous étreint encore et toujours au fil des productions.

Cette fois, c’est à Samuel Jean, premier Chef invité de l’Orchestre régional d’Avignon-Provence, qu’il revient de diriger la fosse des musiciens, il s’y livre avec la belle énergie qui est la sienne, soulignant puissamment ou plus tendrement la musique de Puccini selon les émotions des personnages.

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Frédéric Roels, un passeur d’émotions…

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Metteur en scène, directeur d’opéra, notamment celui de Rouen de 2009 à 2017, actuellement directeur des opérations artistiques à l’Opéra Royal de Mascate à Oman, créateur de lumières, auteur à vos heures, dramaturge, notamment lorsque vous étiez à l’opéra de Liège, Frédéric Roels a-t-il cette nécessité de toucher un peu à tout pour comprendre au mieux l’univers lyrique dans ses multiples facettes ?

 En effet, il est une constante depuis l’enfance, à savoir une double passion pour la musique et pour le texte qui expriment et racontent un contenu, une émotion. Ce qui est sublime dans l’opéra, c’est bien la rencontre des deux qui interagissent, la musique apporte ses qualités narratives et émotionnelles, le livret en procure tout autant, parfois en allant dans un sens semblable, d’autres fois en se complétant voire en se contredisant. C’est dans l’observation de ces deux langages et de leurs interférences que je trouve un intérêt certain aussi bien dans mon travail de metteur en scène que dans celui de programmateur. C’est essentiel, selon moi, que les œuvres fassent sens et qu’elles engendrent une particularité qui résultent de l’alchimie entre le livret et la musique. Programmer une œuvre dont la portée ne serait que musicale ou inversement ne me séduirait pas car j’ai besoin de raconter une histoire, ainsi pendant les huit années passées à l’Opéra de Rouen, j’ai tenté que chacune des saisons raconte quelque chose, souvent conduites en cela par le fil conducteur d’une thématique choisie. Donc le désir de raconter avec la musique, le texte mais aussi, naturellement, avec le jeu des d’acteurs, la lumière, la représentation scénique, le mouvement. Quant à la lumière, c’est un langage qui m’a intéressé depuis mes études de théâtre et que j’ai pu créer dans des spectacles où les moyens financiers étaient moindres, quelques rares expériences d’éclairagistes sur demande également ont conclu cette approche que je n’ai pas poursuivie, Cosi Fan Tutte, en 2016, est le dernier opéra dont j’ai fait les éclairages.

Côté écriture, c’est une occupation plus intime puisque faite dans la solitude à contrario de la mise en scène qui est un travail collectif avec les chanteurs, le scénographe, le costumier, l’éclairagiste, l’assistant, l’orchestre, le chef d’orchestre etc., donc toute une équipe qui collabore pour la création d’une œuvre alors que l’écriture me permet, de temps en temps, de travailler dans la solitude quelques heures par jour comme j’aime à le faire parfois.

J’ai pu ainsi écrire nombreux articles dans une démarche explicative pour l’Opéra de Bruxelles ou le Palais des beaux-arts (BOZAR) ou, de manière plus imaginative, deux livrets d’opéra, une comédie musicale et, de façon plus souterraine pour l’instant, deux romans encore à l’ébauche.

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Giacomo Puccini, entre réalisme et romantisme, une intensité dramatique…

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Le musicien précoce

Giacomo Puccini est donné pour l’un des plus grands compositeurs de la seconde partie de ce XIXème siècle foisonnant d’arts et de sciences. Qui évoque Puccini songe sans doute simultanément à La Bohème, Tosca, Madame Butterfly, trois opéras à la tonalité dramatique pour ne pas dire tragique qui permettent, à l’opéra italien, après Verdi, de connaître à nouveau les feux éclatants de la gloire.

Mais reprenons quelques années plus tôt, c’est le 22 décembre 1858 en Toscane que naît le petit Giacomo, sixième enfant et seul garçon après cinq filles, un septième enfant, un garçon, verra le jour cinq ans plus tard et mourra à l’âge d’un an. Giacomo reste le seul « homme » de la famille puisque son père est également mort depuis quelques mois. Avant lui ce sont déjà trois générations de compositeurs d’église qui prédisposent sans doute aux aptitudes musicales le dernier rejeton Puccini. Si la pression familiale se fait sentir, Giacomo de son côté est un brin cossard et les plaisirs font plutôt le bonheur de ses jours ! Pourtant, bon sang ni talent ne sauraient mentir et c’est dans l’écoute de l’Aïdade Verdi, en 1876, que le jeune musicien, il a alors à peine 18 ans, décide de devenir compositeur. A 22 ans, fort d’une bourse, il entre au conservatoire de Milan où il se montre un élève des plus remarquables, un rien irrégulier mais véritablement brillant. La vie de bohème, il la connaîtra à l’italienne avec « La Scapigliatura » ; un mouvement littéraire et artistique aux formes diverses où on y rejette les principes bourgeois auxquels l’on préfère une création artistique libre. Giacomo rencontre à cette époque le compositeur Arrigo Boito, de 16 ans son aîné, et qui a déjà à son effectif une belle production artistique nourrie de poésies, de pièces de théâtre, de nouvelles et bien sûr d’opéras tel Mefistofele créé en 1868 à la Scala pour n’en citer qu’un. C’est ce nouvel ami qui va le soutenir dans la création de son premier opéra en 1884 à Milan ; Le Villi, dont le sujet fantastique et riche d’allusions magiques correspond bien au mouvement de la « Scapigliatura ». C’est dans cette même année que sa mère meurt laissant le compositeur très affecté, il n’a que 26 ans.

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Orphée aux Enfers, le public au paradis…

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Descendons joyeusement aux Enfers avec Orphée dans une musique allègre dirigée par la main de maître de Dominique Trottein ! En cette fin d’année 2018, tout concourt à donner la primeur à la légèreté, du moins dans la sphère chaleureuse de l’Opéra-Confluence (sic !). L’ouvrage d’Offenbach y est défendu par une Nadine Duffaut tour à tour espiègle et éclairée si ce n’est éclairante pour ceux qui auront suivi les nombreux signes liés à notre actualité, ou plus largement, à des réalités permanentes !

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Musicienne et metteure en scène; Nadine Duffaut, une artiste merveilleusement subordonnée à son art !

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Nadine Duffaut : musicienne avant tout, très jeune chef de chant à l’Opéra de Rennes, chef des Chœurs à Avignon, la création d’une école d’art lyrique vocal puis une première mise en scène d’opérette, un déclencheur semble-t-il dans votre carrière ? La mise en scène comme une évidence à ce moment-là ?

 Le déclencheur vient en fait des personnes que j’ai fait travailler, me considérant d’abord comme musicienne, l’école était un moyen de mettre en œuvre un enseignement accessible, c’est-à-dire sans considération financière outre celle de l’assurance obligatoire puisqu’il n’y avait pas de salaire, ni pour moi ni pour les autres. Si l’on prend l’exemple du conservatoire d’Avignon pour ceux qui n’étaient pas d’Avignon, le prix en était à l’époque assez dissuasif pour les bourses les plus modestes. J’ai le souvenir d’une amie mère de quatre enfants qui avait dû faire un emprunt pour y inscrire ses enfants ! J’ai connu moi-même une époque bienheureuse où le conservatoire était gratuit, dans lequel une bibliothèque était à portée de tous pour le prêt de partitions, des instruments étaient également prêtés à ceux qui ne pouvaient pas en acheter.

Donc, dans cette école j’ai commencé à monter musicalement les rôles puis, peu à peu, les gens m’ont demandé de faire une mise en espace des concerts que l’on faisait, ce à quoi je leur répondais que ce n’était pas mon métier mais j’ai fini par me prendre au jeu et on a monté des spectacles avec cette école. Cependant, je n’avais le prêt d’une salle à Villeneuve qu’une fois par semaine, l’argent manquait et les répétitions se faisaient dans mon salon ! C’était Orphée aux Enfers justement, monté avec des élèves, des amateurs et des semi-professionnels, donc 45 dans mon salon avec les accessoires en supplément, ça commençait à faire beaucoup ! Avec l’argent des spectacles, on arrivait tout juste à louer la salle pour se produire, donc le matin on faisait les éclairages, l’après-midi la générale et le soir la première !

Je savais qu’on ne pouvait guère progresser de cette façon, l’argent restant malgré tout un atout essentiel, j’ai donc arrêté l’école dont beaucoup d’élèves néanmoins ont pu par la suite gagner leur vie en chantant, ce qui est une satisfaction en somme.

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Jacques Offenbach, du musicien au compositeur de l’opéra-bouffe français…

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Compositeur et violoncelliste français d’origine allemande, c’est à Cologne, en 1819, que naît Jakob Offenbach, il est le septième enfant des dix que comptera cette famille de musiciens. Le père, Isaac Eberst, originaire d’Offenbach-sur-le-Main, a pris bien avant la naissance de ce deuxième fils, le nom de ce premier lieu. Jakob, lui, préfèrera plus tard, une fois arrivé à Paris, le prénom de Jacques. Enfant, il se révèle exceptionnellement doué pour la musique qu’il travaille sur « toutes sortes d’instruments, un peu, du violoncelle beaucoup » confie-t-il à un journaliste en 1864. Conscient des capacités peu communes de son fils, Isaac Offenbach l’emmène avec son frère à Paris où le jeune musicien alors âgé de treize ans entre au Conservatoire, il n’y restera guère qu’une année, ses maître l’ennuient et il lui est difficile de répondre au mieux à leur autorité, indiscipliné qu’il est ! D’abord violoncelliste à l’Ambigu-Théâtre, ensuite à l’Opéra-Comique de Paris, Offenbach rêve de composer des opéras. Esprit libre et farceur, il ne se plie guère davantage à la discipline de l’Opéra-Comique.

Amoureux mais peu fortuné encore pour prétendre au mariage, il fait une tournée en France et en Allemagne qui assoit sa renommée et remplit sa bourse. Converti au catholicisme, il peut enfin épouser à l’âge de 25 ans Hérminie D’Alcain, compagne de toute une vie et soutien indéfectible du compositeur.

Les premières compositions d’Offenbach ne remportent pas le franc succès escompté, personne ne veut monter ses opéras. Chef d’orchestre de la Comédie française entre 1850 et 1855, Offenbach nourrit le projet de monter ses pièces dans son propre théâtre en abandonnant définitivement l’idée de se voir jouer à l’Opéra-Comique.

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L’Opéra de quat’sous, ou la création d’un « genre nouveau »de Weill à Lacornerie…

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L’Opéra de quat’sous ; voilà un oxymore qui laisse supposer quelque décalage avec le genre noble de l’opéra et c’est bien ce qu’il faut y voir en effet puisque d’opéra il n’en a que le nom pour mieux en parodier le contenu traditionnellement attendu. Attaché particulièrement au théâtre musical, Jean lacornerie reprend la version originale de 1928, celle, née de l’étroite collaboration entre Bertolt Brecht et le compositeur Kurt Weill.

Pour l’histoire, dans le cloaque londonien, où « la bouffe passe la morale », nécessité et argent font loi. Flics corrompus, prostituées, voleurs et mendiants forment une société à l’image d’une humanité impitoyable. Nouvelle espèce d’esclavagiste, Monsieur Peachum règne d’une main de fer sur les mendiants de la ville, cependant que sa fille Polly vient d’épouser le brigand Macheath, chef d’une bande de malfrats. Il s’agit pour Peachum de récupérer au plus vite sa fille unique, et pour cela, faire arrêter Macheath, ce qui n’est pas compliqué; les putains du truand se chargeront de le trahir pour quelques billets. Après quelques péripéties sans surprise, distanciation brechtienne à l’oeuvre, la pendaison est prévue mais retournement brechtien oblige, la grâce et l’anoblissement de la canaille sont annoncés dans un dénouement qui rompt totalement avec les codes de l’opéra.

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Jean Lacornerie, directeur de théâtre, metteur en scène, et…guide vers l’art du théâtre musical …

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Jean Lacornerie, si l’on examine votre parcours, il semble que celui-ci ait connu une ascension rapide et solide puisque très jeune encore, vous êtes nommé Secrétaire général de la Comédie-Française.

 Il est vrai que j’ai eu beaucoup de chance et, notamment, celle de travailler avec Jacques Lassalle alors directeur du théâtre national de Strasbourg. Je suis ainsi devenu son assistant à la mise en scène, ensuite, lorsqu’il a été nommé administrateur général de la Comédie-Française, il m’a proposé de le suivre avec un changement de poste pour celui de secrétaire général de la Comédie-Française. Naturellement porté vers la direction de théâtre, bien que le plateau m’intéresse en premier lieu, j’aime comprendre le fonctionnement, la gestion et la programmation d’un théâtre. La Comédie-Française étant cependant une grande institution, elle ne permet pas une fantaisie des plus étendues donc je suis parti tracer mon chemin de metteur en scène et fonder mon propre théâtre à Lyon. J’ai dirigé de ce fait plusieurs théâtres et depuis 2010, celui de la Croix-Rousse à Lyon. La ville est riche de lieux de spectacles du reste, il y a également l’Opéra de Lyon avec de nombreux projets.

 Jacques Lasalle disparu en janvier dernier, homme de théâtre et d’écriture, directeur du TNS et administrateur général de la Comédie-Française, a été votre mentor en quelque sorte, que vous laisse-t-il en héritage encore aujourd’hui ?

 Absolument. En effet Jacques Lassalle m’a tout appris, non seulement tout ce qui concerne l’organisation et la bonne marche d’un théâtre mais également, et c’est sans doute cela que je retiendrais davantage, la direction d’acteurs. Il avait cette attitude de pousser le plus loin possible ses interprètes en ayant toujours à l’esprit l’idée que le théâtre passe par les acteurs et pas seulement par l’espace, la lumière et autre. C’est à mon sens une vision importante qui a tendance à se perdre un peu.

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Bertolt Brecht, du théâtre épique au théâtre dialectique…

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Bertolt Brecht       « La provocation est une façon de remettre la réalité sur pied » 

Bertolt Brecht est né à Augsbourg en 1898, donc il a 16 ans quand la Première Guerre mondiale éclate, mobilisé en 1918 il est aide-soignant dans un hôpital d’Augsbourg. Obligé de quitter l’Allemagne hitlérienne en 1933 où ses écrits sont brûlés devant l’opéra de Berlin, il émigre au Danemark puis en Finlande et finit par se fixer jusqu’en 1947 aux Etats-Unis. Victime des désordres de la république de Weimar, de l’ascension du fascisme (illustré dans La résistible ascension d’Arturo Ui), l’œuvre de Brecht devient le champ d’expériences pour une nouvelle conception du théâtre avant tout politique.

Bertolt Brecht avait débuté comme assistant metteur en scène au Deutsches Theater de Berlin en 1923. Exilé aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, il revient en Allemagne en 1948 pour fonder, avec son épouse la grande actrice Hélène Weigel, la troupe du Berliner Ensemble dont il va assurer la direction jusqu’à sa mort en 1956. Il est le théoricien d’un théâtre didactique ayant pour but la prise de conscience et l’action du spectateur. Il essaie pour cela de créer une distanciation entre spectateurs et personnages, afin d’empêcher l’identification.

Les décors sont suggérés et non réalistes, les éclairages sont francs, des panneaux viennent commenter des scènes, tout participe à l’anti-illusionnisme et amène le lecteur à sa lecture de la fable.

Admirateur de poètes tels que Villon, Rimbaud entre autres, Brecht écrit d’abord des poèmes dont on ne retient guère que Les Sermons domestiques, recueil publié en 1927, c’est naturellement son théâtre qui marquera profondément l’histoire du théâtre européen.

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