à mots ouverts…

« L’opéra représente une totalité, on peut être à la fois dans le théâtre, dans le personnage, dans la dramaturgie, dans l’expression des sentiments, dans la musique qui parfois dépasse les sentiments lorsque l’on ne peut plus dire avec les mots. »

« Cela peut bloquer que de transposer, notamment en ce qui concerne l’opéra, c’est un peu comme une nouvelle servitude, poser un nouveau cadre alors que je tente de les faire éclater. J’essaie de trouver la respiration de l’œuvre et ce faisant, le mélange des genres, des époques, le dialogue possible avec le public actuel qui ne ressemble bien évidemment pas à celui d’époques antérieures. »

« Orphée est pour moi le mythe même de la musique ! Imaginez que la voix dépasse la vie et la mort ! C’est plus fort que l’amour. Quoi de plus beau au fond pour parler de la musique et de l’amour que le mythe d’Orphée. »

Fanny Gioria

« La dernière bande, c’est cette proximité entre la relation que vous entretenez vous-même avec la solitude, la mort et le texte. Un texte tellement effroyablement juste, concis, ramassé que les mots explosent dans votre bouche comme des petites bombes atomiques ! »

« Qu’est-ce que la comédie au fond ? c’est le support le plus connu de toute l’œuvre dramaturgique mondiale, la comédie c’est l’opposition des deux extrêmes de la vie : la farce et le tragique et le coup de génie de Beckett dans La dernière bande, c’est que l’on a très nettement d’abord la farce puis le tragique qui s’installe avec cette ironie et cet humour féroces propres à l’auteur. »

« Finalement, la conclusion de Beckett est qu’il reste de toute une vie des images très simples : l’amour, un premier baiser, la chaleur d’un regard, d’un sourire… Voilà ce qui nous donne à espérer malgré la laideur et les rages de notre monde, il nous reste la possibilité d’être ému tout simplement. »

Jacques Weber

 

Vivre de sa passion, c’est nécessairement se cultiver pour cette passion, il y a des auteurs que l’on ne peut ignorer. Il faut se confronter à des langues différentes, à des discours différents sur le théâtre. Comprendre le discours de l’autre réalisateur, metteur en scène, auteur…Et surtout être soi-même, dans sa propre nature. Je ne travaille pas en effet sur l’imaginaire mais sur le vécu, ne pas se poser la question de « qu’est-ce que Hamlet ferait ? » mais « qu’est-ce que je ferais moi-même dans cette situation ? Pour revenir à soi-même finalement.

 Xavier Durringer