Ensemble La Rêveuse

Du 6 octobre 1669 à celui de 2019, un Monsieur de Pourceaugnac qui prolonge le rire et le charme d’une farce féroce pour le plus grand plaisir du public.

 

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Dans le vaste répertoire des œuvres de Molière, Monsieur de Pourceaugnac est sans doute l’une des moins jouées, il faut dire que pour réussir pleinement en la matière, la comédie-ballet convoque non seulement des comédiens qui jouent le masque, ce qui en soi n’est déjà pas une mince affaire, mais encore il y faut de la musique, des chants et de la danse pour que le divertissement réponde au mieux aux exigences du genre. Une palette artistique avec laquelle la troupe du Théâtre de l’Eventail et l’ensemble musical baroque La Rêveuse retouche avec un grand talent une œuvre que nous redécouvrons avec bonheur. Pièce haute en couleurs, dans laquelle comédiens, musiciens et chanteurs s’harmonisent dans la farce cruelle faite au provincial fraîchement débarqué de son Limoge natal.

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Amoureux de la commedia dell’arte et des masques, Raphaël de Angelis se livre à découvert !

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Raphaël de Angelis, vous créez une troupe au sortir du Conservatoire en 2006 avec cette volonté de tourner dans différents villages et pour seul salaire le fruit du chapeau, et puis, rapidement, la création d’un théâtre, celui de l’Eventail et la formation à la commedia dell’arte, un parcours qui ressemble en partie à celui de Molière ?

 Ce doit être de manière inconsciente j’imagine, l’idée était de jouer dans des villages à destination de celles et ceux qui ne se rendent pas au théâtre, de donner à voir des farces de Molière car elles restent accessibles au plus grand nombre. Par ailleurs, c’était un moyen de consolider notre expérience en multipliant les représentations car lorsque l’on commence dans le métier, on va jouer quatre fois le même spectacle dans le réseau habituel alors que l’on a pu donner jusqu’à deux cents représentations d’une pièce en nous déplaçant, ce qui apporte une pratique bien plus affermie du métier. Notre souhait initial était donc bien de créer des spectacles qui allaient se jouer, nous avons ainsi fait de nombreuses tournées dans des établissements scolaires, des rencontres avec les élèves.

Au XVIIème siècle, il est vrai que les comédiens avaient cette même nécessité de jouer et Molière commence par des tragédies qu’il a dans son répertoire, celles de Corneille par exemple et également des farces de la commedia dell’arte qu’il retranscrit en français. Pour jouer le plus possible, il faut donc se déplacer, ce qui pour moi est toujours valable aujourd’hui.

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