La Traviata Giuseppe Verdi La Scala Milan opéra

La Traviata, une force qui va…

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Œuvre parmi les plus grandes de ce monde, La Traviata ne saurait lasser un public aussi bien initié que novice. Le sujet, plus que scandaleux en 1853, franchit avec force et brio les portes du succès que le temps consolidera sans faille. Non seulement l’amour en est la force vive mais encore sa dimension tragique en donne assurément toute l’intensité attendue dans un opéra. Femme légère et profonde tout à la fois, la Traviata semble l’absolu même qui conduit jusqu’au dernier souffle le cœur de l’amante sacrifiée sur l’autel de la morale bourgeoise. 

La traviata ou la femme perdue ou encore dévoyée, donne au paysage lyrique un sujet nouveau et parfaitement scandaleux en cette année 1853. Que Giuseppe Verdi se soit inspiré de La Dame aux Camélias ou plus directement de sa liaison avec la cantatrice Giuseppina, peu importe, l’oeuvre devient, dès sa deuxième année, une de ces oeuvres majeures et reconnue dans le monde entier.

 La traviata c’est Violetta, étourdie de fêtes et de galants, c’est la jeune courtisane qui évolue dans la légèreté des jours qu’elle partage entre son protecteur et amant, le baron Douphol, et le poids de la phtisie qui la ronge. Au coeur volage, les liens de l’amour sincère pourtant, sous les traits du jeune Alfredo Germont ; « aimer et être aimée »… Après trois mois d’un bonheur sans mélange loin de l’agitation parisienne et pendant lesquels Violetta dilapide ses biens pour celui de son ménage c’est l’heure des comptes; Alfredo parti sauver la fortune de son aimée, intervient le père du jeune homme; Violetta doit renoncer à l’amour au nom d’une morale bourgeoise implacable…C’est au bras du baron qu’elle apparaît au bal, et c’est par le geste désespéré d’Alfredo qu’elle subit l’affront public que tous réprouvent jusqu’au père du jeune homme coupable. Un dernier acte qui révèle en sept scènes la lente agonie de Violetta, les aveux d’un père repenti et les ultimes retrouvailles de deux amants que rien ne peut séparer, rien, outre la mort qui saisit alors la jeune femme des bras mêmes d’Alfredo.

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