opérette Valérie Marestin Les Mousquetaires au couvent Louis Varnay

Les Mousquetaires au couvent, une opérette pétillante à souhait en ces fêtes de fin d’année !

 

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Encore une fois, c’est d’une main de maître que Dominique Trottein emmène tout son petit monde orchestral vers la bonne humeur et un entrain des plus communicatifs. En effet, dès l’ouverture, le ton d’une soirée festive est donné, soutenu d’emblée en cela par le non moins sémillant ballet de l’Opéra Grand Avignon dirigé par Eric Belaud.

Mise en scène par Valérie Marestin, l’œuvre est convertie à une époque plus proche de la nôtre dans des décors simples et naïfs conçus par Hervé Cherblanc tout comme l’est ce petit peuple de pensionnaires joyeuses et espiègles d’un pensionnat. Ici, le noviciat est réformé dans la contrainte d’un mariage arrangé et les mousquetaires mutent en chasseurs alpins. Et si moines, abbé et religieuses restent vêtus de costumes plus représentatifs des exigences d’une époque reculée, ils n’en ont pas moins la vivacité et la drôlerie propres au genre léger de l’opérette.

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Sandrine Dégioanni, une chef perruquière qui décoiffe !

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Une perruquière ou un perruquier réalisent, entretiennent et posent des chevelures artificielles ou des postiches de têtes ou de visages sur mesure. L’origine de la perruque date du début du XVIème siècle en Italie où le point de Milan a été inventé ; la soie, le crin ou la filasse étaient cousus sur un bonnet tissé…

Comment devient-on coiffeuse perruquière pour les spectacles Sandrine Dégioanni ?

En ce qui me concerne, il s’agit d’un parcours atypique, je dirais que j’ai appris de manière autodidacte, j’étais en faculté de maths, en licence (rires partagés !), et après un problème important, j’ai décidé de changer de région et de métier, enfin d’orientation, et puisque ma maman était coiffeuse, j’ai opté pour la coiffure car c’est un métier dans lequel j’ai été élevée. Arrivée sur Avignon, j’ai donc passé un CAP de coiffure en neuf mois et j’ai eu cette proposition, un jour, de venir aider la perruquière de l’Opéra durant des fêtes de fin d’année.

Ensuite, c’est bénévolement que je suis venue pendant toute la saison 92/93 pour me former, puis je suis devenue intermittente pour l’Opéra tout en travaillant dans un salon de coiffure, fonction que j’ai rapidement cessée d’ailleurs pour être ici à temps plein après le départ à la retraite de Christiane qui remplissait la tâche de perruquière. Aujourd’hui encore, je remercie Monsieur Duffaut de m’avoir accordé sa confiance et donné ainsi ma chance.

Bien sûr, à présent il existe des bacs professionnels qui préparent à ce métier mais ces formations sont assez récentes, il y avait bien des écoles privées certainement, mais davantage pour l’implantation de perruque. Parfois, j’ai des stagiaires, je suis également appelée pour être jury d’examen de fin d’année, par exemple celui de l’Atelier du Griffon à Lyon il y a deux ans, où il fallait évaluer perruques et maquillages.

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Le compositeur des Mousquetaires au couvent, Louis Varney.

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De père en fils…

Louis Varney naît le 30 mai 1844 à La Nouvelle-Orléans, aux États- Unis, où son père, Alphonse Varney, est directeur de la French Opera Company entre 1840 et 1850.

Davantage que pour ses opérettes, ce dernier est resté célèbre pour son activité de chef d’orchestre, qu’il exerce un temps à la tête des Bouffes-Parisiens, et pour Le Chant des Girondins, composé sur un poème de Rouget de Lisle, l’auteur de La Marseillaise, repris pendant la Révolution de 1848.

Avec Les Mousquetaires au couvent créé en 1880, Varney s’inscrit dans le sillage d’Offenbach décédé quelques mois seulement après la création.

Alors qu’il s’agit d’une de ses premières œuvres, Varney remporte un triomphe avec Les Mousquetaires au couvent ce dont témoigne la presse de l’époque :

« La musique de M. Varney fils a de l’entrain et de la facilité, parfois même de la grâce. »

L’ouvrage, présenté plus de deux cents fois, devient rapidement l’un des titres phares du répertoire d’opérette, tant en province qu’à l’étranger.

Le livret de Paul Ferrier et Jules Prevel est tiré d’un ancien vaudeville de Saint-Hilaire et Duport, L’habit ne fait pas le moine (1835). Du sobre proverbe l’on passe à un titre des plus prometteurs ; des mousquetaires dont la connotation virile est sans conteste confrontée à la pudeur farouche des sœurs, voilà de quoi éveiller les curiosités en vérité!

Un livret bien construit et une musique pétillante à souhait.

Pour l’histoire, il s’agit, pour deux mousquetaires audacieux et…amoureux, de soustraire aux rigueurs du couvent la jeune Marie et sa soeur, nièces du gouverneur de Touraine. Les joyeuses péripéties ne manquent pas d’amener, comme il se doit dans le genre, à fléchir un père qui finira par accorder la main des deux jeunes filles à leurs fougueux prétendants.

En l’espace, c’est une musique raffinée et poétique accompagnée de tableaux  exquis et d’actions remplies d’éclats.



Les Mousquetaires au couvent, opérette en trois actes composée par Louis Vernay sur un livret de Paul Ferrier et Jules Prével d’après L’Habit de fait pas le moine d’Amble de Saint-Hilaire et Duport.

Nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon. Vendredi 29 décembre 2017 à 20h30. Samedi 30 décembre 2017 à 20h30. Dimanche 31 décembre 2017 à 20h30. Opéra Confluence

Direction Dominique Trottein
Direction du Choeur Aurore Marchand
Etudes musicales Hélène Blanic

Mise en scène Valérie Marestin
Chorégraphie Eric Belaud
Décors et lumières Hervé Cherblanc

Simone Claire de Monteil
Marie Pauline Rouillard
Louise Amaya Dominguez
La Supérieure Maryse Castets
Sœur Opportune Isabelle Guillaume
Brissac Frédéric Cornille
Gontran Antonio Figueroa
Abbé Bridaine Franck Leguérinel
Rigobert Gilen Goicoechea
Le Gouverneur Alain Iltis

Orchestre Régional Avignon-Provence
Chœur de l’Opéra Grand Avignon
Ballet de l’Opéra Grand Avignon



Réservations sur le site internet de l’Opéra Grand Avignon  http://www.operagrandavignon.fr

ou par téléphone :  contactez la Billetterie de l’Opéra Grand Avignon
au 04 90 14 26 40

Durée : 2h30

Tarif à partir de 12 euros

 

Les Mousquetaires au couvent mis en scène par Valérie Marestin !

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Peintre à ses heures, fille d’architecte, très tôt le crayon la démange la petite Valérie Marestin ! Le sport comble cependant toute son adolescence, mais après quoi courait-elle donc ? Un ballon ? gonflé de rêves et de musique ? Non, courir un javelot en main à lancer le plus loin possible tout en chantant sans y penser jusqu’à être remarquée et dirigée vers des cours de chant !

« Une drôle de dame » qui tient aussi fort à ses projets qu’elle maintenait fermement le javelot de l’enfance, projetant avec cette même force sa passion de l’art lyrique qu’elle catapultait le pilum des temps modernes !

 

Valérie Marestin, aujourd’hui, vous vous consacrez à la formation des plus jeunes au chant lyrique comme à la mise en scène de spectacles lyriques je crois ?

 En effet, je suis professeure de chant (technique vocale) et d’art lyrique (interprétation),  avec une envie de transmettre mon expérience de chanteuse lyrique qui m’a fait passer à l’enseignement au conservatoire d’Avignon pour les solistes, par exemple Julie Fuchs qui à présent suit une belle carrière.  Et encore Pauline et Gilen, respectivement Marie et Rigobert dans Les Mousquetaires au couvent. Il s’agit d’un travail de fourmi, basé sur la répétition (sic !) mais tout à fait passionnant ! En tant que professeure d’art lyrique, mon approche est un peu différente de la technique en ce sens que je réunis les élèves autour du montage d’une œuvre que je mets en scène. Donc tous les deux ans, le projet est monté éventuellement avec le chœur du conservatoire, son orchestre nécessairement, l’œuvre est jouée à l’opéra d’Avignon.

 Comment concevez-vous ce rôle de metteure en scène ?

 C’est un métier, une véritable passion pour moi, j’irais jusqu’à dire un moteur, une véritable drogue ! Je dessine, beaucoup. Je tiens un livre de mise en scène avec textes d’indications bien sûr mais également de nombreux dessins. Le moment où je suis avec les acteurs est le moment clé pour moi et ça commence dès ce lundi !

Tout d’abord il s’agit de connaître l’histoire et la partition parfaitement, d’avoir rêvé avec cette œuvre puis d’avoir cette passion de mettre en mouvements ce que vous avez lu. Tout défile de façon presque intuitive chez moi, j’écris et dessine des croquis en  m’imprégnant de l’œuvre. Je crois qu’il s’agit là d’une pratique acquise depuis l’enfance au fond car déjà, en rentrant de l’école, je mettais des disques de musique classique que mes parents possédaient et, sans rien connaître des arts de la scène lyrique, je tentais quelques mouvements plus ou moins heureux que je dessinais ensuite, c’était là mes premières chorégraphies nourries par la musique qui m’amenait déjà au mouvement lui-même.

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